De Grèce et d'ailleurs...

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Γεια Δήμος Y'a des mots Qui sortent de nos bouches
et y a Παπαδήμος au bout de nos tsarouches
tsarouches

mais nous nous Qontentons d'un petit Qoup au Qul
il ne faut pas trop tôt le tirer au rebuτ

PuisQue, Qomme nous, vous aimez le traîtement
Que les QariQaturistes greQs infligent, avec talent, à l'aQtualité
nous Qontinuons à vous en servir

-je pense Qu'ils insistaient pour la signature
parce Que les neutrons sont plus rapides Que la lumière
ce Qui signifie Que l'effet précède la Qause
donQ "à partir de dorénavant"
nous prendrons d'abord la baffe et après nous sortirons nos Qonneries

-je meurs Qomme un pays!
-et Qomment meurt un pays?
-Qomme une fille de joie!
-c'est à dire?
-elle rend l'âme et te dit:
"Photopoulos, enQore! Photopoulos!"

 

La biennale d’Athènes, ou l’art d’aQQomoder la Qrise
28 novembre 2011

"The Bleeding Statues", de Tony Lykouresis, un film de 1982 projeté cette année à la biénnale d'Athènes.

L’événement est presque confidentiel, mais la capitale grecque accueille jusqu’en décembre sa troisième biennale d’art. Dans un pays déstabilisé par la crise, l’exposition est le lieu où l’on peut le mieux ressentir le sentiment d’urgence du moment, raconte une journaliste suédoise, Karin Olsson.

Des centaines d’Athéniens se pressent les uns contre les autres pour lutter contre le froid automnal en attendant leur tour devant la soupe populaire. Je reste là à observer la pauvreté un peu plus longtemps que ne le ferait sans doute une personne bien élevée. Un homme m’invective et me fait signe de ficher le camp.

Nous sommes seulement à quelques encâblures de Monodrome, la biennale internationale d’Athènes. Le terme peut se traduire approximativement par "cul-de-sac". L’exposition se veut un commentaire sur la crise grecque, mais je la quitte avec le sentiment troublant que les œuvres exposées en disent aussi long sur l’état général du projet européen.

Symboliquement, la biennale a été installée dans une école abandonnée, dans l’un des quartiers les plus miteux de la ville. C’est une imposante bâtisse des années 30 laissée à l’abandon. La peinture s’écaille. Les murs sont encore parsemés des graffitis griffonnés par les élèves.

Un évènement "inutile"

La bande sonore d’une installation montrant des foules scandant des slogans résonne dans l’étage et accompagne le visiteur. Dans un coin, des sculptures de marbre représentant des cartons déformés ont été déposées comme s’il s’agissait de vieux cartons d’emballage oubliés. Dans une autre salle, un poste de télévision diffuse, mis bout à bout, des extraits de grandes victoires sportives grecques sous les hourras du public.

Ni les artistes, ni le commissaire de l’exposition ne sont rémunérés pour leur travail. La gestion quotidienne de la biennale est assurée par des bénévoles. On cherchera en vain des sponsors. Soutenir un événement aussi "inutile" serait sans doute jugé obscène à l’heure où la Grèce est au bord de l’implosion.

Ce qui paraissait abstrait vu depuis un pays à toute épreuve comme la Suède – les manifestations contre l’austérité sur la place Syntagma, la fierté des Grecs qui refusent de remercier les pères fouettards de l’Union européenne pour leur plan de sauvetage – se comprend mieux une fois sur place.

Des salaires qui n'ont pas été versés depuis l'été

La misère urbaine et Monodrome ne font plus qu’un et l’exposition est peut-être, de toutes celles que j’ai visitées, la plus en phase avec son époque et celle qui reflète le plus un sentiment d’urgence. Alors qu’elle n’accueille aucun des grands noms de l’art contemporain et n’offre aucun potentiel commercial, à moins que ce soit justement l’explication.

On est impressionné de voir un tel projet aboutir à l’heure où la vie culturelle grecque a vu ses ressources se réduire à peu de choses, voire rien du tout. Dans certains cas, les salaires des professionnels de la culture n’ont pas été versés depuis l’été. Dans le même temps, la plupart des crédits alloués aux recherches universitaires ont été gelés.

Pourtant, les tourments du secteur financier européen ne semblent pas avoir grandement passionné les intellectuels. Où étaient-ils donc quand tout le monde quittait le navire et que l’Europe était à bout de souffle ?, s’interrogeait récemment Thomas Assheuer. Le journaliste culturel de la Zeit dénonçait un débat germano-centré en Allemagne et se demandait si "Europe" n’était pas juste un terme politiquement correct que peu de gens prennent au sérieux.

A Athènes, je rencontre toutes sortes de gens, des enseignants, des étudiants, des chanteurs d’opéra... Professeur de philologie classique, Dimitrios Karadimas m’explique que les salaires de l’université ont fondu, parfois de 40 %.

Il se souvient de la crise des années 90, à l’époque où il préparait sa thèse de doctorat à Lund [dans le sud de la Suède], et fait poliment remarquer que la Grèce n’est pas la seule à avoir connu des problèmes.

De Canine à Antigone

Il observe que la tendance actuelle, dans l’ensemble de l’Europe, consiste à pointer les différences entre les peuples. Et la fierté des Grecs pour leur histoire ne fait qu’aggraver la situation. "Les gens ne parviennent pas à comprendre. Que s’est-il passé ? Nous ne sommes même pas fichus de gérer et de réglementer notre propre pays. J’espère que, maintenant, les gens vont se résoudre à se fédérer pour sortir de l’ornière".

A Athènes, je pense à un film grec, Canine, l’histoire surréaliste – et primée – de deux parents qui ont cloîtré leurs enfants toute leur vie pour les protéger du monde extérieur.

L’idée incongrue d’un danger de mort à l’extérieur – des chats mangeurs d’hommes – peut être interprétée comme une critique de la famille nucléaire qui vit en vase clos. Ou peut-être comme une allégorie de la société grecque, qui a cessé d’évoluer pour se replier sur elle-même.

Devant le Parlement, des manifestants d’une organisation communiste et des étudiants venus de toute la Grèce brûlent un drapeau européen. Originaire de Crète, une future ingénieur me confie presque crânement qu’elle s’attend à trouver le chômage au bout de sa formation, mais qu’elle n’a pas l’intention de fuir à l’étranger,
mais de rester et de se battre. A côté, un balayeur rassemble les restes fumants du drapeau.

Je demande à Dimitrios Karadimas, le philologue spécialiste de l’histoire de la littérature antique,
à quelle pièce grecque il comparerait la situation actuelle.

"A Antigone, la pièce de Sophocle, répond-il après un instant de réflexion.
La lutte entre l’ancien et le nouveau monde.
De formation classique, il connaît la pièce par cœur.
Mais l’issue du feuilleton à rebondissements que vit le pays dans l’Europe d’aujourd’hui est plus incertaine
– le suspense est total-.

-Eh! mon vieux!Qu'est-ce Qu'on éQrit? on reste en Europe?
-Oui mon pote! ils ne nous virent ni de l'euro, ni de la zone euro!
-Ce n'est pas ce Que je te demande, mon vieux!
nous restons en ligue europa et en ligue des champions?

A tous les jeunes GreQs tentés par l'émigration
comme si l'herbe était plus verte et plus tendre ailleurs
-mais aussi à tous les amateurs de grand cinéma-
je reQommande le chef d'oeuvre d'Elia Kazan


1aaamerke

     devant cette Mère Quelle ne tendons pas le bras
         un joli doigt d'honneur* au fond lui suffira
           Angela fait fureur elle est hégémonique
      nous saurons résister aux secousses teutoniques

     
*le "doigt d'honneur aurait été inventé non par Platon mais par Aristophane


http://youtu.be/yA3LWmQhIqw

le matin brun poind à l'horizon 2012

 

Qoup de BAR sur Guéan Qui ne l'a pas volé
puis auprès d'Aphatie ce QloQlo a pleuré
même si l'on est ministre on a à l'intérieur
de soi un petit truQ Qui ressemble à un Qoeur
Gai gai gai je suis le blanc sorcier
han han han je chass' l'émigré
gai gai gai LaPine est dépassée
han han han les raQailles sont chassés
Qoups de poing sur GaiHan l'intérieur affidé
à une extrême droite à nous faire dégueuler

Le petit Sarkubu qui veut jouer les héros
mais dont les résultats sont proches du zéro
Sa mère Quelle va l'aider à prendre son élan
elle veut que les Français en reprennent pour cinQ ans
il est pour Angela un gigolo charmant
elle peut prendre son pied sans lui donner d'argent

Ah le grand numéro ! Sarkubu à Toulon !
il n'avait pas le masque, mais c'était Pantalon

Pantalon Sarkubu ça c'est une trouvaille !
et je m'offre un ouzo pour ce joli travail !

Ouzo___plomari

Ce qui m'inquiète un brin c'est qu'il va nous manquer
quand en mai 2012 on l'aura débarqué

on prenait du plaisir à Qogner ce petit
en aurons-nous autant sur Hollande ou Joly


j'ai bien eu autrefois une tentation Joly
qui nous parle justice avec l'accent nordique
et dans ses robes de bure nous parait très pudique
mais je n'aurais pas pu la glisser dans mon lit
Alors en vieux ronchon
serrant mon polochon
j'ai rejoint Mélenchon
heureux Qomme Qadichon


L'ACTU DE LA CAMPAGNE
1er décembre 2011
« Une seule consigne : n'attendez pas les consignes !»

Aux urnes, citoyens !

Avez-vous vu la campagne officielle pour l'inscription sur les listes électorales ? Non ? Logique, elle est d'une surprenante discrétion, alors que nous sommes à la veille d'une année électorale intense avec une présidentielle et des législatives. On dirait que le pouvoir se satisferait d'un haut niveau d'abstention, et qu'il n'attend rien de bon d'une éventuelle mobilisation civique. C'est tout l'inverse pour le Front de Gauche, qui appelle ce mois-ci à s'inscrire massivement sur les listes électorales pour que le peuple tout entier puisse aller aux urnes.

1aaaaaJean_Luc_Melenchon

sans vouloir vous influencer et si vous hésitez
voici un petit "truc", on vous aide à voter:

1aaavotesarkozy-sarkostique-recidive--12

Si, pour l’instant, ils se font disQrets dans la Qampagne présidentielle,
les mopopopouètes représentent  un bel éleQtorat à QonQuérir.
Un sondage réalisé auprès d’un échantillon de mopopopouètes
donne le résultat suivant
Marine Lapine  0%
Sarkubu  2%
Joly  8%
Hollande  5%
Mélenchon  85%
nsp   0%

 

le Qoup de Bar me revient dans la gueule, bien fait!
je ne nierai pas ma responsabilité
j'ai trop souvent comme tant d'autres baissé les bras
on n'a rien à gagner en ne résistant pas
s'indigner résister cela ne suffit plus
c'est la révolution qu'il faut leur mettre au cul

Grèce France
même combat!

http://youtu.be/1UEA8jNJ4jw

http://youtu.be/sPKk5R7Hwuc

ENFIN, pour vous aider à digérer nos niaiseries
et parce qu'en Grèce aussi tout finit par des chansons
nous vous offrons une chanson de Tsanaklidou

http://youtu.be/rh9V6nW6yfs

 

dernière minute:
une pétition cirQule Qu'il serait bon de signer

http://www.petitions24.net/speculation_financierecrime_contre_lhumanite

"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera mis en cause".
Dégage donc, Sarkubu!

 

SITES AMIS
http://bernache.canalblog.com/

lefildarchal.over-blog.fr
un fil à suivre absolument au bout duQuel vous trouverez des trésors poétiQues

www.laquadrature.net/

En raison de ce qu'ils ont pris pour un soutien à Bin Laden et Kadhafi
nos mécènes nous ont coupé les vivres