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y a pas de mots y a papademos
jetez-y un coup d'oeil avant de lire ce qui suit

 

c'est de RITSOS ce soir Que nous ouvrons la bouche
tsarouches
et pour mieux l'éQouter retirez vos tarouches

Y a pas d'mots, pas de mots ! non y a pas, pas de mots !
mais tant pis je le dis : Monsieur Papadηmos
vous faites une grave erreur avec votre LA.O.S
je vous lance dans les pattes un poème de Ritsos
avec de simples mots pour vous faire trébucher
Qu'a-t-il donQ à vous dire? il suffit d'éQouter

http://youtu.be/yrO3uCT4gIk
La bouleversante voix de RITSOS,
et ce texte magnifiQue traduit maladroitement mais le plus fidèlement possible

ΑΘΗΝΑ 16 Νοεμβρίου 1973

Ωραία παιδιά με τα μεγάλα μάτια σαν εκκλησίες χωρίς στασίδια
ωραία παιδιά δικά μας με τη μεγάλη θλίψη των ανδρείων
αψήφιστοι, όρθιοι στα Προπύλαια στον πέτρινο αέρα, έτοιμο χέρι, έτοιμο μάτι
πως μεγαλώνει το μπόι, το βήμα κι η παλάμη του ανθρώπου

Beaux enfants aux yeux grands comme des églises sans stalles
nos beaux enfants avec le grand aveuglement des braves
narguant dressés devant les Propylées dans le vent de pierre, la main et l’œil prêts
combien grandit la stature, le pas et la paume de lhomme

17 Νοεμβρίου
Βαριά σιωπή διάτρητη απ΄τους πυροβολισμούς, πικρή πολιτεία,
αίμα, φωτιά, η πεσμένη πόρτα, ο καπνός, το ξύδι,
ποιός θα πει περιμένω μέσα απ το μέσα μαύρο.
Μικροί σχοινοβάτες με τα μεγάλα παπούτσια μ΄έναν επίδεσμο φωτιά στο κούτελο,
κόκκινο σύρμα, κόκκινο πουλί και το μοναχικό σκυλί στ΄ αποκλεισμένα προάστια
ενώ χαράζει η χλωμότερη μέρα πίσω απ΄τα καπνισμένα αγάλματα
κι ακούγεται ακόμη η τελευταία κραυγή διαλυμένη στις λεωφόρους
πάνω απ΄τα τανκς  μέσα στους σκόρπιους  πυροβολισμούς..
Πως
μπορείτε λοιπόν να κοιμάστε; πως μπορείτε λοιπόν να κοιμάστε;

17 novembre
Lourd silence déchiré par les coups de feu, cité amère,
du sang, du feu,la porte défoncée, la fumée, le vinaigre
qui dira que j’attends dans le noir le plus sombre
de petits équilibristes avec de grandes chaussures et un bandeau de feu sur le front,
un fil de fer rouge, un oiseau rouge et le chien solitaire dans les banlieues ghettos
tandis que pointe le jour plus blanc derrière les statues enfumées
et on entend encore la clameur étouffée sur les boulevards
au-dessus des tanks parmi les tirs épars

Comment donc pouvez-vous dormir ? Comment pouvez-vous dormir ?

KΑΛΑΜΟΣ,  18 Νοεμβρίου
Ηλιόλουστη μέρα. Κάλαμος.
Η θάλασσα, σπουργίτια στον ελαιώνα
Κάλεσμα. Πρόκληση. Κάλλος. Μακρινή προδομένη μακαριότητα
α εσύ δραπέτη λιποτάκτη κρυμμένε ανάμεσα στ΄ αγάλματα, πίσω απ΄τ΄ αγάλματα
μέσα στ΄αγάλματα, αγάλματα κούφια χωρίς χέρια, χωρίς πέος, χωρίς αμπελόφυλλα
αρνήσου, αρνήσου, όχι να ξεχαστείς και να ξεχάσεις το δένδρο το πουλί το γαλάζιο
αμαρτία, αμαρτία, πως μπορείτε λοιπόν να κοιμάστε εσείς, ο ίδιος ο έρωτας
κι ο έρωτας αμαρτία, Ελένη, Μάρω, Ηλέκτρα, Δήμητρα, παιδιά μας, τα παιδιά μας
πόσες γενιές παιδιά μας σε αδιαίρετο χρόνο χωρίς χρόνο
στα στάχυα και στα σύρματα στη γραφομηχανή, στον τηλεβόα

έρωτές μας, παιδιά μας,σκοτωμένα παιδιά μας, έρωτές μας
Για τίποτε άλλο να μην έχουμε μάτια παρά μόνο για σας.  Τιποτ΄άλλο.
Ω! ανήμπορο ποίημα, ανήμπορο, ανήμπορο, ατελέσφορο
επάνω από δύο στίχους σταυρωμένους σταυρώνω τα χέρια και σωπαίνω
βράχος, το μέγα κόκκινο, δεύτερη πόρτα, πέμπτη πόρτα κι η δωδέκατη κλεισμένη
χτύπημα της γροθιάς στον τοίχο χτύπημα της πέτρας στην πέτρα
-μ΄ακούς;  άκουσέ με, εγώ σ΄ακούω,
δύο σιωπές κάνουν μια φωνή κι ένα μεγάλο τεντωμένο χέρι.

Kalamos 18 novembre
Jour inondé de soleil. Kalamos.
La mer, des moineaux dans l’olivaie,
Invitati
on. Provocation. Beauté. Béatitude lointaine et trahie
ah toi déserteur en fuite caché parmi les statues, derrière les statues,
dans les statues, statues creuses sans mains, sans phallus, sans feuille de vigne
refuse, refuse ! Ne sois pas absorbé et n'oublie ni l’arbre ni l’oiseau ni le bleu du ciel
sacrilège, sacrilège, comment pouvez-vous dormir vous, l’amour lui-même
et l’amour sacrilège, Hélène, Maro, Electre, Dimitra, nos enfants, nos enfants
combien de générations, enfants, dans un temps indivisible et sans âge
dans la paille et les barbelés la machine à écrire le portevoix-
nos amours, enfants, nos enfants abattus, nos amours
pour rien d’autre n'avoir d' yeux, que pour vous.
Oh ! poème impuissant, impuissant,  impuissant, inefficace
au-dessus de deux vers croisés je croise les bras et je me tais
tel un roc, le grand rouge, deuxième porte, cinquième porte et la douzième bouclée
coup de poing sur le mur coup de pierre sur la pierre
-tu m’écoutes ? Ecoute-moi, moi je t’écoute,
deux silences font une voix et une grande main tendue.                                                                                                                                                                                                         


ΑΘΗΝΑ 19 ΝΟΕΜΒΡΙΟΥ
Με τους αγκώνες στηριγμένους στην ποίηση, με τα μάτια κλεισμένα στις παλάμες
ακούω τη φωτιά. Ανεβαίνει. Σκοτωμένοι επί τόπου μπροστά στο παράνομο μικρόφωνο
κι η φωνή τους ακόμα.. – Αδέρφια, αδέρφια, πάνω απ΄το αίμα τους, με το αίμα τους
πάνω από την  αγρυπνισμένη Αθήνα
Πως μπορείτε λοιπόν; Πως μπορείτε;
Athènes 19 novembre
Les coudes appuyés sur la poésie et les yeux clos dans les paumes
j’écoute le feu. Il monte. Tués sur place devant le micro clandestin
et leur voix encore…- Fraternité, Fraternité, sur leur sang, avec leur sang
au-dessus d’Athènes qui veille
Comment pouvez-vous donc ? Comment pouvez-vous ?

20 ΝΟΕΜΒΡΙΟΥ
Μάζεψαν τα οδοφράγματα, πλύναν τα αίματα, τα μισά παιδιά πήγαν σχολείο
οι γυναίκες βγήκαν για ψώνια, στη γωνιά ένα καμένο αυτοκίνητο
πλύναν τα ρούχα τ΄απλώσαν στις ταράτσες μυστικά-μυστικά μη φανούνε σαν άλλες σημαίες
κλειστά νοικοκυριά, το κρεμμύδι, η πατάτα, το λάδι
το αλάτι χυμένο στο δρόμο το ίδιο και τ΄αλεύρι,
μες στο ψυγείο το κόκκινο πουλί μ΄όλα του τα φτερά
Απ΄το θάνατο αρχίζουμε – έτσι έλεγε- απ΄το θάνατο αρχίζουμε πάλι
επάνω από τη μεγάλη γκρεμισμένη σκάλα

“τι να κάνουμε -είπε- να ξεχαστούμε; θα ξεχάσουμε πάλι;
Σκεπασμένοι στην τρύπια κουβέρτα ως πάνω στα μάτια
λίγο λίγο θα βγάλεις το ΄να πόδι δοκιμάζοντας τον αέρα τη σιωπή το σκοτάδι
αργότερα τα χέρια, τελευταίο το κεφάλι.
Απέναντι
η καρέκλα, τα τσιγάρα τα σπίρτα και το φως κολλημένο στον τοίχο
μια τεράστια κίτρινη αφίσα
Ώρα μεγάλη! ώρα σκληρή! ώρα αδειασμένη απ΄την δειλή μακροθυμία των στίχων
εδώ ό,τι πια θα πει θα ΄ναι το αίμα
Ω! κακόφημη ζωή ληστεμένη

20 Novembre
Ils ont retiré les barricades, ils ont nettoyé le sang, la moitié des enfants sont allés à l’école
les femmes sorties faire les courses, au coin de la rue une voiture brûlée
elles ont lavé les vêtements les ont étendus sur les terrasses secrètement-
secrètement ne ressemblent pas à d'autres drapeaux 
les ménages fermés, l’oignon, la pomme de terre, l’huile
le sel répandu dans la rue de même que la farine,
dans le réfrigérateur l’oiseau rouge avec toutes ses plumes
Nous commençons par la mort -disait-il- par la mort nous recommençons
en haut de la grande échelle brisée 
«que faire –dit-on-  pour oublier ? Oublierons
-nous encore ?
Recouverts de couvertures trouées jusqu’au dessus des yeux
peu à peu tu sortiras un pied pour tester l’air le silence l’obscurité
plus tard les bras, enfin la tête.
en face, la chaise les cigarettes et les allumettes et la lumière fixée au mur
une monstrueuse affiche jaune
grand moment ! Rude moment ! Moment dépourvu de la lâche longanimité des vers

ici qui parlera sera le sang
Oh ! Vie mal famée, volée

22 ΝΟΕΜΒΡΙΟΥ
Αργά που μεγαλώνει το μαχαίρι, αυτός που σιωπεί
δεν είναι που δεν έχει τίποτα να πει
δεν είναι τα δώδεκα καρφιά στον τοίχο,
 η ακρίδα στο ποτήρι
είναι που περιμένει να ξεσφίξουν τα σαγόνια του

22 Novembre
Lentement grandit le couteau, celui qui se tait
ce nest pas quil nait rien à dire
ce ne sont pas les douze clous dans le mur, la sauterelle dans le verre
cest quil attend que se desserrent ses mâchoires


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Papadηmos Qualifié sur le QaliQot de « banQuier anarchiste » :
 « Si les éleQtions changeaient QuelQue chose,
elles seraient hors la loi ! »



y a pas d'mots y a pas d'mots pour dire l'horreur qu'inspire
le sarkozisnogood* vizir à talonnettes
pris partout pour un pitre et m^me parfois pire
on trouve dans la presse des articles plutôt chouettes
y a pas d'mots dans Libé ou dans le figaro
mais ailleurs on en trouve lisez donc ce Gasso
*sarkozisnogoud est le surnom sue nos avions, avant bien d'autres farceurs,
attribué à celui que nous préférons maintenant nommer Sarkubu

 

Dessin de Côté paru dans Le Soleil, Québec.

Dessin de Côté paru dans Le Soleil, Québec.

une de nos charmantes amies italiennes1aaa41635463_p
nous a recommandé un article égratignant du Corriere della sierra signé Aldo Gasso
Après Berlu, le nouveau bouffon européen s'appelle Sarko

Depuis la démission du Cavaliere, le président français est devenu de fait le chef de gouvernement le moins recommandable d'Europe et rafle la palme des plaisanteries de mauvais goût.
 
 Nicolas peut se sentir chez lui en Italie.
Après tout, c’est un cousin (transalpin), il a épousé une Italienne
et il s’est proposé comme médiateur auprès du président Giorgio Napolitano pour débloquer l’affaire Monti.
En Europe, il est considéré comme le nouveau Berlusconi.
Comment oublier l’humiliation infligée par le sourire dédaigneux avec lequel il a balayé la situation italienne.
Quelle “rupture*” que le sarkasme de Sarko !
En dépit des apparences, Angelona [la grosse Angela] ne le supporte pas
– surtout depuis que le Petit Napoléon* s’est permis quelques commentaires sur son régime.
Il n’est pas parvenu à lui dire qu’elle est un “gros c… imb…” [gros cul imbaisable],
dotée d’un postérieur peu avenant, comme l’a qualifiée Berlusconi,
mais il a fixé du regard l'assiette de la chancelière lors d'un repas officiel au sommet de Bruxelles, fin octobre.
"Elle dit qu’elle est au régime… et se ressert de fromage.”
Et il paraît que Sarkozy s’amuse à se moquer d’elle en l’appelant la Boche*”.
Merkel lui rend la pareille en le comparant à Louis de Funès.
On est loin des idéaux européens des Schuman, Adenauer et autres De Gasperi.

Sarko aspire au titre de gaffeur numéro un.
Sur Berlusconi, tout comme sur Papandréou ou Nétanyahou,
il ne s’est jamais privé de faire des plaisanteries méprisantes.
Pour lui, tous ne sont que de la “racaille*”.
Fort du triple A de la France, bénéficiant du désert de l’opposition politique,
fier du scalp de Kadhafi qu’il s’est offert, comblé par une nouvelle paternité,
Sarkozy envisage de briguer un second mandat.
Même si, durant ses années à l’Elysée, on a tout vu :
les interventions en faveur de son fils Jean,
les assemblées de copropriétaires pour le compte de sa belle-mère,
les deux journalistes du Journal du dimanche qu'il a fait licencier
parce qu’ils avaient osé parler de ses frasques amoureuses.
Il a même confondu la prononciation du nom de Roland Barthes
avec celui de l’ancien gardien de but des Bleus*, Barthez.

Ce n'est pas tout : Nicolas Sarkozy a obligé sa femme à porter des ballerines, de façon à paraître plus grand.
De même, pour les photos officielles, il exige de monter sur un escabeau.
Souvenez-vous d’une scène racontée par Stendhal.
Un jour, Talleyrand invita à la chasse le jeune (et provincial) Bonaparte au bois de Boulogne,
sans le prévenir qu’il s’agissait d’un simple parc.
Talleyrand ordonna qu’on achète tous les lapins de Paris et qu'on les disperse dans les grandes allées du bois.
Avec son fusil, le Corse massacra les animaux. Et fut, depuis lors, convaincu d’être un grand chasseur.



ATTENTION!
préparez vos masques à gaz,
du l'Oréal va de nouveau bientôt s'échapper

 Tout ne fait qu'exciter leur envie d'en découdre
d'aller tirer les roses avec leurs bazookas
faut dire que de Hollande leur vient du grain à moudre
et c'est encore le Peuple qui paiera les dégâts.

μια στιγμή συμπαράστασης;
http://youtu.be/nNtGc491Z-o

un moment de  réconfort?
http://youtu.be/0h1QwVKhxKc

Ritsos a été traduit par Marina et ledif qui, pour compliquer la tâche, a  été suspendu
dans les airs

1athena1arhino

Plus ils mettent barre à droite, et plus je porte à gauche!
 nous mélenchonnerons pour le fils de Gavroche

1aaaaaJean_Luc_Melenchon
Qui défend le droit du Peuple à décider de son destin
tel est le fondement de la DéMOQRATIE.

"Qu'ils dégagent! Tous!"

"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera mis en cause".
Dégage donc, Sarkubu!

 

SITES AMIS
http://bernache.canalblog.com/

lefildarchal.over-blog.fr
un fil à suivre absolument au bout duQuel vous trouverez des trésors poétiQues

www.laquadrature.net/

En raison de ce qu'ils ont pris pour un soutien à Bin Laden et Kadhafi
nos mécènes nous ont coupé les vivres
alienation